Crépin Wakanam et autres

01.08.2018
Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente.

Faits

Crépin Wakanam, surnommé Pino Pino, est un chef de milices anti-balaka.

Formées en 2009 en Centrafrique, ces milices d’auto-défense, à l’origine crées pour combattre le crime à l’échelle locale, auraient commis de nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Wakanam a d’abord rejoint la milice anti-balaka de Damala, au nord de Bangui. Après avoir rejoint d’autres milices, il s’établit finalement dans celle de Bangassou. C’est au sein de cette milice qu’il gagne du pouvoir pour finalement en devenir le chef.

Wakanam et ses hommes seraient responsables de la mort de nombreux civils, notamment dans la région de Bangassou. Ils seraient aussi les auteurs du meurtre d’un autre chef milicien anti-balaka, le général Ngaté, tué en décembre 2017.

Le 8 mai 2017, ils auraient également participé au meurtre de cinq casques bleus cambodgiens à Yongofongo.

Procédure Légale

Le 15 mai 2018, Wakanam et une trentaine de membres de sa milice sont arrêtés en République démocratique du Congo, à la frontière avec la République de Centrafrique.

Le 27 juin 2018, il est extradé vers la Centrafrique avec 33 membres de sa milice anti-balaka.

Ils seront jugés devant la Cour criminelle de Bangui pour crimes de guerre, association de malfaiteurs, crimes contre l’humanité, détention illégale d’armes et munitions de guerre, rébellion, assassinats et tentative d’assassinats, destruction des biens d’autrui et pillages.