Mahmoud Al Werfalli

01.08.2018
Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente.

Faits

Mahmoud Mustafa Busayf Al-Werfalli est né en 1978 dans l’ouest de la Libye au sein de la tribu Warfalla. Cette tribu est notamment connue pour être proche de l’ancien dirigeant libyen Mouamma Kadhafi.

Après l’obtention de son diplôme de l’école militaire nationale, Al-Werfalli a rejoint l’armée libyenne en 2000. Il est devenu par la suite membre des forces spéciales au sein de l’unité d’élite Al-Saiqa. Peu après le début de la guerre civile libyenne en 2011, il a déserté l’armée et rejoint les rebelles.

Après la chute du régime de Kadhafi, il a intégré l’Armée nationale libyenne (ANL), une armée non reconnue internationalement dirigée par le maréchal Khalifa Haftar. Au sein de l’ANL, il est commandant régional des forces spéciales depuis 2015 et il superviserait au moins un centre de détention. Entre 2014 et 2017, il aurait notamment combattu dans les rangs de cette armée afin de prendre le contrôle de la ville de Benghazi.

En 2017, il apparaît dans de multiples vidéos le montrant en train d’exécuter ou d’ordonner l’exécution arbitraire de plusieurs prisonniers. Entre le 3 juin 2016 et le 17 juillet 2017, il aurait été impliqué dans la mort de 33 personnes.

Il serait également responsable de la mort de 10 personnes, tuées devant une mosquée de Benghazi le 24 janvier 2018.

Procédure

Le 15 aout 2017, la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d’arrêt à l’encontre de Al-Werfalli afin de déterminer sa responsabilité pénale, en tant qu’auteur direct et supérieur hiérarchique, dans la commission de crimes de guerre.

Le 4 juillet 2018, la Chambre préliminaire de la CPI a émis un nouveau mandat d’arrêt contre Al-Werfalli comprenant de nouvelles charges relatives à l’événement de janvier 2018. L’accusé est en fuite.