Suliman Al-S.

01.05.2017 ( Modifié le : 06.06.2019 )
Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente.

Faits

Le 17 février 2013, Carl Campeau, ressortissant canadien ayant travaillé comme conseiller juridique auprès des forces de l’ONU (FNUOD) sur le Plateau du Golan, aurait été enlevé par l’organisation terroriste Jabhat al-Nusra dans les environs de Damas. En tant que membre de l’organisation terroriste en question, Suliman Al-S est soupçonné avoir participé dans l’enlèvement de la victime, et de l’avoir maintenu sous sa surveillance de mars à juin 2013.
Campeau a été retenu en captivité durant 8 mois jusqu’à son évasion, en octobre 2013. Au cours de sa séquestration, ses ravisseurs auraient proféré des menaces de mort à son égard et auraient également tenté d’obtenir une rançon en échange de sa libération.

Procédure Légale

Le 21 janvier 2016, Suliman Al-S, ressortissant syrien alors âgé de 25 ans, a été arrêté dans son appartement à Stuttgart. En tant que membre du groupe terroriste Jabhat al-Nusra, Suliman Al-S est soupçonné d’avoir participé à l’enlèvement du casque bleu canadien Carl Campeau en 2013.

Le 27 juin 2016, la Cour régionale de Stuttgart l’a mis en examen pour crimes de guerre, enlèvement à des fins de chantage, emprisonnement illégal, tentative de chantage, recours à la force ou menace à la vie et à l’intégrité corporelle ainsi qu’affiliation à un groupe terroriste opérant à l’étranger.

Son procès a débuté le 20 octobre 2016. Le 20 septembre 2017, la Cour régionale de Stuttgart a jugé Suliman Al-S coupable d’aide et de complicité dans le kidnapping d’un employé des Nations Unies en Syrie en février 2013. Il a été condamné à 3 ans et 6 mois de prison suite au procès. L’accusation d’appartenance à un groupe terroriste a été abandonnée. Le procureur a fait appel de la décision concernant la durée de la peine. Le procès en appel s’est tenu courant 2018, et le 29 janvier 2019, la Cour d’appel a prolongé la peine de de Suliman Al-S à 4 ans et 9 mois de prison ferme.