Suliman Al-S.

01.05.2017 ( Modifié le : 21.08.2019 )
Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente.

Faits

Le 17 février 2013, Carl Campeau, ressortissant canadien ayant travaillé comme conseiller juridique auprès des forces de l’ONU (FNUOD) sur le Plateau du Golan, aurait été enlevé par l’organisation terroriste Jabhat al-Nusra dans les environs de Damas. En tant que membre de l’organisation terroriste en question, Suliman Al-S est soupçonné avoir participé dans l’enlèvement de la victime, et de l’avoir maintenu sous sa surveillance de mars à juin 2013. 

Campeau a été retenu en captivité durant 8 mois jusqu’à son évasion, en octobre 2013. Au cours de sa séquestration, ses ravisseurs ont proféré des menaces de mort à son égard et ont également tenté d’obtenir une rançon en échange de sa libération. 

Procédure Légale

Suliman Al-S, ressortissant syrien et membre du groupe terroriste Jabhat al-Nusra est accusé d’avoir participé à l’enlèvement de Carl Campeau. 

Le 21 janvier 2016, Suliman Al-S a été arrêté dans son appartement à Stuttgart et accusé d’avoir commis des crimes de guerre pendant la guerre civile syrienne. Le 27 juin 2016, la Cour régionale de Stuttgart l’a mis en examen pour crimes de guerre, enlèvement à des fins de chantage, emprisonnement illégal, tentative de chantage, recours à la force ou menace à la vie et à l’intégrité corporelle ainsi qu’affiliation à un groupe terroriste opérant à l’étranger. 

Son procès a débuté le 20 octobre 2016Le 20 septembre 2017, la Cour régionale de Stuttgart a jugé Suliman Al-S coupable de complicité dans le kidnapping d’un employé des Nations Unis en Syrie en février 2013. Il a été condamné à 3 ans et 6 mois de prison. L’accusation d’appartenance à un groupe terroriste a été abandonnée.  

Le procureur a fait appel de la décision concernant la durée de la peine. Le procès en appel s’est tenu courant 2018, et le 29 janvier 2019, la Cour d’appel a prolongé la peine de de Suliman Al-S à 4 ans et 9 mois de prison ferme.