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Au Burundi, les réparations arrivent trop tard pour une victime de détention arbitraire

03.06.2016 ( Modifié le : 29.08.2019 )

Membre éminent d’un parti d’opposition burundais, Henri (pseudonyme) a été arrêté en 2010 sur le chemin de son travail. Avant même d’arriver au poste de police, les agents l’ont roué de coups. Les actes de maltraitance ont duré des heures et ont continué pendant son incarcération. En sus des tortures et des menaces, Henri a été maintenu dans des conditions lamentables : pendant cinq jours, il n’a reçu ni eau ni nourriture, et a été constamment menotté.

Henri a été maintenu en détention pendant 15 mois avant d’être présenté à un juge. Celui-ci l’a injustement condamné pour complicité de détention illégale d’armes à feu mais, ayant déjà purgé la peine prononcée, Henri a été libéré quelques jours après.

Malgré les démarches de Henri et la dénonciation unanime de la communauté internationale, les autorités burundaises n’ont ouvert aucune enquête.

Saisies en 2012 avec l’aide de TRIAL, les Nations unies ont reconnu la responsabilité de l’Etat burundais dans le cas de Henri et ses manquements à ses obligations internationales en matière de lutte contre la torture. La victime aurait dû recevoir des réparations mais est décédée avant.

 

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