L’affaire « Quentin » au Burundi met en évidence l’impunité de la police

08.04.2021

Quentin (nom d’emprunt) est membre d’un parti d’opposition burundais visé par les autorités. En 2014, lors d’une réunion du parti, la police burundaise a fait irruption et a ouvert le feu, blessant délibérément Quentin.

Actuellement, Quentin est toujours en prison dans des conditions inhumaines et dégradantes. © Alan Levine

Le lendemain, la victime a été arrêtée malgré son état de santé visiblement critique. Il a ensuite été passé à tabac à coups de crosses de fusils, de bottes et de matraques.

Alors qu’il était trop faible pour même se tenir débout, Quentin a été insulté et menacé de mort pendant 4 heures, avant d’être finalement amené à l’hôpital.

Son soulagement a été de courte durée. Il a été contraint d’en ressortir avant d’être rétabli, et ce pour être conduit en prison, où il est actuellement dans des conditions inhumaines et dégradantes. Comme il lui a été régulièrement nié des soins adéquats, son avant-bras s’est infecté et est maintenant quasi-paralysé.

 

Procédure

Malgré le fait que la victime ait porté plainte pour les violations subies, et que ONG et médias aient enquêté sur ce dossier, aucune investigation n’a été menée par les autorités burundaises.  Les bourreaux de Quentin n’ont jamais été sanctionnés par l’État.

En 2016, TRIAL International a saisi une instance internationale, en vue de faire reconnaître les violations subies par Quentin et de lui faire obtenir réparation. L’affaire est en cours.

 

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