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Burundi : Une victime de torture en prison, des bourreaux en liberté 

22.04.2020

Georges (nom d’emprunt) a été arbitrairement arrêté au Burundi et torturé en détention. TRIAL International a porté son cas devant les instances internationales, pour que ses bourreaux répondent enfin de leurs actes.

Pendant deux semaines, Georges a subi une incarcération dans des conditions insalubres, des privations de nourriture et de visites ainsi que des séances de torture. ©Aaron Gilson

Depuis avril 2015, le Burundi a été le théâtre d’une effrayante escalade de violence et de très nombreuses violations des droits humains à l’encontre d’opposants au gouvernement, ou de personnes perçues comme tels. Georges (nom d’emprunt) a été l’une des nombreuses victimes de cette escalade de violence.

Arrêté et emmené de force par des agents de l’État, il n’a pas eu le temps de comprendre ce qui se passait. Au poste, il a été forcé de rester au sol, à plat ventre, puis couvert d’insultes et sommé « d’avouer » son appartenance à un groupe armé d’opposition. Georges a nié, mais cela n’a pas empêché ses bourreaux de le rouer de coups.

 

Le début d’une longue souffrance

Pendant ses deux semaines de détention, Georges a subi les pires abus : incarcération dans des conditions insalubres, privation de nourriture et de visites, séances de torture… Les agents de l’État vont jusqu’à lui briser les os avant de lui refuser les soins nécessaires.

Quand enfin Georges a été présenté aux autorités judicaires, plus de deux semaines après son arrestation, il n’avait toujours pas vu son avocat. Son corps portait encore les marques des tortures subies. Malgré cela, Georges a été placé en détention préventive avant de faire l’objet d’une lourde condamnation pour « participation aux mouvements insurrectionnels ».

 

A la merci de nouveaux abus

Depuis, Georges reste incarcéré au Burundi. Malgré sa plainte pour les mauvais traitements subis, rien n’a bougé. Une instruction, ouverte au bout de plusieurs mois, n’a jamais été suivie d’action. En conséquent, Georges demeure à la merci de nouveaux abus en prison. La fracture subie pendant les séances de tortures continue de le faire souffrir.

Pour mettre un terme à ce cauchemar, TRIAL International a porté son cas au niveau supranational. L’affaire est en cours.

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