Pourquoi le Groupe de travail sur les disparitions forcées devrait se rendre au Burundi

02.05.2017 ( Modifié le : 09.10.2017 )

Un op-ed de Pamela Capizzi

Face aux nombreux cas de disparitions forcées, TRIAL International demande au Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires des Nations Unies (GTDFI) de se rendre au Burundi.

Au début du mois, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a rapporté « une nette augmentation des cas de disparitions forcées entre novembre 2016 et mars 2017, et la découverte de dizaines de corps non identifiés dans de nombreuses régions du pays ».

TRIAL International porte plusieurs affaires de disparitions forcées au Burundi, notamment devant le Groupe de travail.

Outre les affaires individuelles, le GTDFI a aussi la possibilité d’effectuer des visites dans les pays concernés. Depuis 2009, il sollicite une invitation du Burundi, sans succès*.

Le GTDFI a un rôle constructif à jouer

La visite des experts du Groupe de travail aurait pour but d’améliorer le dialogue entre les familles des disparus et les autorités nationales. Elle pourrait également encourager le déclenchement d’enquêtes sur les nombreux cas allégués.

Le gouvernement n’a donné aucune suite à la demande du GTDFI. Pourtant, en répondant favorablement, le Burundi prouverait sa volonté de collaborer avec la communauté internationale. Et choisir enfin la voie de l’apaisement.

La dernière sollicitation d’invitation du GTDFI remonte au 27 novembre 2015. TRIAL International lui demande de renouveler sa demande : une telle visite ne pourrait qu’encourager la recherche de la vérité et mettre un terme aux souffrances des familles.

Pamela Capizzi, Conseillère juridique
@PamelaCap1

*Le 27 mars 2017, le GTDFI a vu sa demande refusée par le gouvernement Burundais