Disparition forcée et tortures pour cause d’activisme politique

20.09.2018 ( Modifié le : 19.12.2018 )

En avril 2015 au Burundi, de nombreuses personnes sont descendues dans les rues pour manifester contre le renouvellement du mandat du président M. Pierre Nkurunziza.

Quelques mois plus tard, des attaques perpétrées par des hommes armés non-identifiés ont été menées à l’encontre de plusieurs camps militaires. Ces attaques, considérées comme un tournant dans la crise burundaise, ont déclenché une campagne de répression d’une ampleur inégalée dans plusieurs quartiers affiliés à l’opposition.

Dans ce contexte, Sam (nom d’emprunt), membre de l’opposition ayant participé aux manifestations anti-troisième mandat, a été violement arrêté par un groupe de policiers. Après avoir été passé à tabac et brusquement interrogé, Sam a été embarqué de force dans une camionnette de la police.

Sam a été aperçu une dernière fois après son enlèvement, ligoté à bord d’un véhicule de la police. Il était ensanglanté et les marques des sévices qu’il avait subi étaient encore visibles.

Procédure

Promptement alerté de la disparition de Sam, un de ses proches a entrepris de nombreuses démarches afin de le retrouver. Ses recherches sont malheureusement restées infructueuses.

Pire encore, le proche de Sam a commencé à recevoir de nombreuses menaces et a dû couper court aux démarches entamées.

Plus de deux ans après les faits, et tandis que les autorités ont été notifiées de la disparition de Sam, aucune enquête n’a été ouverte et aucun acte d’investigation n’a été entrepris. Ainsi, Sam est encore porté disparu et les auteurs de ces exactions demeurent impunis.

La situation de Sam, qui continu d’être soustrait à la protection de la loi, est extrêmement préoccupante car il n’y a aucun moyen de garantir sa sécurité.

Aux vues de ces circonstances, TRIAL International a saisi une instance internationale.

La procédure est en cours.