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TRIAL International salue le renouvellement de la Commission d’enquête sur le Burundi

27.09.2019

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a prolongé le mandat de la Commission d’enquête sur le Burundi pour une année de plus. TRIAL International est convaincue de l’importance de ce mécanisme pour répondre à la crise des droits humains du pays.

La Salle des droits de l’homme et de l’alliance des civilisations au Palais des Nations. ©UN Photo / Jean-Marc Ferré

Le 27 septembre 2019, les Nations Unies ont voté à Genève la prolongation du mandat de la Commission d’enquête (CoI) de 12 mois supplémentaires. Ce mécanisme mène un travail d’investigation et de documentation sur la situation des droits humains au Burundi, pays gangrené depuis plusieurs années par une oppression politique et de graves abus. La CoI a été créée en septembre 2016 et a déjà été renouvelée à deux reprises.

TRIAL International s’est prononcée explicitement en faveur du renouvellement du mandat de la CoI. Dans une allocution co-signée en aout 2019, elle a rappelé que la Commission était le seul dispositif d’observation indépendant sur le Burundi :

« Le travail mené par la CoI fournit un aperçu crucial de la situation des droits humains au Burundi. […] Au cours de l’année qui vient de s’é­cou­ler, le Gouvernement burundais a forcé le Bureau de la Haute-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH) à quitter le pays, […] suspendu la licence de Voice of America et révoqué celle de la British Broadcasting Cor­pora­tion (BBC) et forcé au moins 30 organisations non-gouvernementales internationales à met­tre un ter­me à leurs activités. »

Lire toute la lettre conjointe adressée au Conseil des droits de l’homme.

 

La communauté internationale doit maintenir sa vigilance sur le Burundi

Prolonger le mandat de la Commission d’enquête maintient l’attention de la communauté internationale sur le Burundi. La mission de la CoI n’a jamais été aussi importante puisqu’il a déjà été annoncé qu’avec l’approche des élections en 2020 « les huit facteurs de risque associés aux atrocités criminelles identifiés par les Nations Unies sont présents au Burundi. »

En savoir plus sur les dernières conclusions de la CoI.

Enfin, si documenter les atrocités commises peut sembler futile dans le contexte présent, cette démarche reste essentielle pour permettre aux victimes d’accéder un jour à la justice.

Et à Pamela Capizzi, experte du Burundi à TRIAL International de conclure, « Ce travail de documentation permettra le moment venu de poursuivre les auteurs des crimes, y compris par d’autres voies légales qui ne sont pas envisagées aujourd’hui, de rétablir l’état de droit et de prévenir d’autres crises au Burundi

Lire l’op-ed de Pamela Capizzi sur les voies vers la justice qui s’offrent aux victimes burundaises

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