Introduction

Durant la « guerre sale » dans les années 1960 et 1970, des étudiants, des enseignants, des militants politiques, des syndicalistes et bien d’autres ont été victimes de disparitions forcées systématiques. Depuis 2012, nous assistons à une seconde vague de disparitions forcées dans le cadre de la « guerre contre la drogue et le crime organisé ». Des milliers de migrants venus du Mexique et des pays voisins essayent de traverser la frontière américaine et font de plus en plus l’objet de violations de leurs droits humains. Selon les estimations gouvernementales, plus de 26 000 personnes ont disparu depuis 2006. Bon nombre de ces affaires sont considérées comme des cas de disparition forcée.

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On ignore toujours le sort de la plupart des victimes de la « guerre sale » et des événements plus récents. Les autorités mexicaines n’ont pas pris les mesures nécessaires pour les rechercher efficacement et pour identifier les responsables et intenter une procédure à leur encontre en vue de les faire condamner. Les proches des disparus n’ont reçu aucun soutien et aucune indemnisation tandis que l’impunité généralisée perdure.

Depuis 2009, TRIAL International collabore avec d’autres organisations pour révéler ces crimes à la population et dénoncer l’incapacité des autorités mexicaines à les empêcher et à traduire les responsables présumés en justice.

En 2009, TRIAL International et l’Organisation mondiale contre la torture ont remis à la Cour interaméricaine des droits de l’homme un rapport commun sur une affaire de torture et d’exécution extrajudiciaire à Ciudad Juárez. Dans sa décision, la Cour a tenu compte de la quasi totalité des arguments avancés dans ce document.

Par ailleurs, en partenariat avec la Fundación para la Justicia y el Estado democrático de derecho (Fondation pour la justice et l’état démocratique de droit) et une coalition d’organisations d’Amérique latine, TRIAL International publie régulièrement des rapports pour sensibiliser les Nations unies et plaider en faveur des victimes.