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Népal : un atelier met en lumière les droits humains

01.12.2017 ( Modifié le : 06.02.2018 )

Un atelier organisé par le Centre des droits de l’homme et de la justice, partenaire de TRIAL International, et par la Plateforme commune des victimes du conflit a permis à des représentants de victimes d’échanger sur leurs droits fondamentaux et sur des façons d’accéder à la justice.

L’atelier, qui a duré trois jours, a abordé des sujets liés au droit local, international et humanitaire.

Des cas de violations des droits humains commis à l’étranger et portés devant des instances internationales ont été examinés, pour montrer que les cas népalais pouvaient suivre ce même schéma. Un processus qui restait jusqu’alors flou pour la majorité de la population.

« Si j’avais eu l’opportunité d’assister à cet atelier avant, j’aurais porté le cas de la disparition de mes frères devant le Comité des droits de l’homme », a déclaré Prem (pseudonyme). « Mais, à présent, je sais comment accéder à mes droits fondamentaux. »

 

Mener le combat pour la justice

Les représentants de victimes sont des membres de la société civile népalaise qui défendent les droits humains. Ils ont soit souffert directement de violations des droits humains, soit en ont subi les conséquences de manière indirecte à travers des abus causés à un membre de leur famille. Dans les deux cas, ces violations ont engendré des difficultés économiques, des traumatismes et une stigmatisation constante. Mais, malgré ces épreuves, ils ont décidé de parler.

L’atelier leur a permis d’acquérir des outils pour aider leur communauté. Chaque jour, ils doivent faire face à des cas de disparitions forcées et d’autres crimes commis pendant et après la guerre civile. Sans connaissance des droits humains et du processus judiciaire, parvenir à la justice semblait dès lors quasi impossible.

« Chaque individu devrait être conscient de ses droits, car ils sont une arme contre l’injustice », a déclaré Lucie Canal, responsable intérimaire du programme Népal de TRIAL International. « Nous espérons que cet atelier pourra contribuer à aider les représentants des victimes à acquérir des connaissances suffisantes pour construire une voie vers la justice pour tous les Népalais. »

 

Manque d’implication de la part de l’Etat

Un autre obstacle provient du fait qu’au Népal, les droits humains sont un sujet négligé au sein de la sphère politique. De plus, les organes de justice transitionnelle mis en place il y a trois ans pour indemniser les victimes de la guerre civile révèlent de nombreuses défaillances.

« L’état ne montre aucune préoccupation sur ce sujet, les victimes et les familles ne reçoivent pas d’indemnisations et les agresseurs ne sont pas punis », a déclaré Milan (pseudonyme). « Si justice est rendue aux victimes, cela aiderait à panser leurs blessures. »

Cet atelier a fourni un espace d’échange et de rencontre pour les différents acteurs locaux engagés dans la lutte contre l’impunité. Unis, conscients de leurs droits et avec les mêmes objectifs en vue, les représentants des victimes sont sortis de l’atelier plus forts et avec tout autant de détermination que quand ils y sont entrés.

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